Archives mensuelles : mai 2014

Point cyclisme : Jusqu’ici, tout va bien.

Ci-dessous, une vidéo tournée le 22 mai vers 17h. Sur 500 mètres, deux refus de priorité et un automobiliste stationné sur la bande cyclable qui tient à me faire connaître sa philosophie de vie.

Rappel : À Nancy, la cohabitation cyclistes / automobilistes se passe presque sans heurts. Presque, parce que quand-même, les cyclistes, ils font n’importe quoi, se croient dans leur bon droit et font chier le monde avec leurs revendications à la con.


Retour du boulot à vélo : tout va bien par zerozeroced

Morceaux d’anthologie

Je ne vous dérange pas.

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– Je ne vous dérange pas !

Le cycliste :

– Ben si…

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– Non je ne vous dérange pas ! D’ailleurs, l’autre cycliste qui est passé devant vous, je ne l’ai pas dérangé, il n’a rien dit…

[Note : Si ça c’est pas une preuve, hein. Bon, l’autre cycliste en question, c’est ma femme, et je sais que ce comportement la gonfle méchamment]
Le cycliste :

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– De toute façon, ça ne sert à rien de discuter…

 Un petit moment de racisme ordinaire :

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– De toute façon, je serais étranger, tu la ramènerais pas, tu te serais déjà barré…

Le cycliste :

– …

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– C’est vrai ou c’est pas vrai ? Hein ? Dis voir ?

Le cycliste :

– Sale con (oui, désolé, mais là, ça a dépassé ma capacité à encaisser la connerie et la vulgarité)

L’automobiliste stationné sur la bande cyclable :

– T’es rien qu’un branleur. T’as d’la chance [suivi de menaces physiques]

Je signale à toutes fins utiles que je parcours environ 10 km par jour dans l’agglomération nancéienne. L’évolution du comportement incivique de certains automobilistes encouragés par l’inaction des pouvoir publics, m’impose d’éviter autant que faire se peut les bandes cyclables inutilisables. Malheureusement, le soir, j’emprunte quelques centaines de mètres de bande cyclable : l’une rue Mansuy Gauvain sur laquelle les clients du MIDAS sis en face ont pris leurs habitudes, et l’autre rue de Bonsecours, devant le lycée Prouvé, qui sert à la fois aux bus scolaires et aux véhicules des parents d’élèves.

Je remercie la ville de Nancy et la Communauté Urbaine du Grand Nancy qui, par leur inaction et leur refus de créer des espaces cyclables sécurisés, encouragent ces  personnes à l’incivisme décomplexé. Les faits démontrent que ces personnes deviennent de plus en plus nombreuses, sans-gêne, arrogantes, intolérantes et agressives envers les usagers des bandes cyclables et autres trottoirs.

Mais bon, ne cédons pas à un scepticisme exagéré : jusqu’ici, tout va bien. Je suis encore vivant et entier.

Réactions à l’article précédent

Le rapporteur de l’article de M. Amieux souhaitant que je retire son nom de cet article, ce dernier a été modifié en ce sens le 23 juin 2014.

À la suite de la publication de l’article précédent, j’ai pris soin de prévenir M. A… à partir de son blog et sur Twitter, afin qu’il en prenne connaissance et, pourquoi pas, débattre de certains points : c’est ainsi, à mon sens, qu’il est possible de lever les divergences et de faire évoluer son point de vue : mon analyse est sans doute perfectible, peut-être exagérée, voire complètement erronée.

Si M. A… a publié mon commentaire sur son blog, il n’a pas pris la peine de le commenter. Mais il m’a répondu sur Twitter. Son analyse est sans appel et sans argument : il a raison et j’ai tort. Mais, esthète à l’esprit ouvert, il m’en concède la liberté, ce qui est très aimable à lui :

Je croyais avoir construit, argumenté et documenté les différents points que je souhaitais mettre en exergue, comme l’existence des satellites d’observation du climat à compter de 1979 et non 1960 (ce qui est purement factuel), l’efficacité de l’électricité « verte » en terme de rejet de CO2 en France, ou les raisons pour lesquelles il me semble que le GIEC est une émanation politique de l’ONU plutôt qu’un organisme scientifique indépendant. Il ne me semble pas avoir traité, à quelque moment que ce soit, de climato-scepticisme. Or, M. A… a également envoyé ce tweet :

Le fait même de clarifier l’historique de la climatologie, de douter de l’efficacité d’une mesure « écologique » ou de discuter du rôle politique d’un organisme institutionnel ayant trait au climat fait de l’auteur un indécrottable « climato-sceptique », une sorte de païen incapable de jugement logique avec lequel rien ne sert de discuter. Ça me chagrine : Je me demande si M. A… a bien compris la substance de mon article. Et celui de Reflets, du coup.

Critique de la critique d’un article climato-sceptique paru sur Reflets : « Pourquoi le GIEC veut-il que ce soit l’homme qui réchauffe le climat ? »

Le rapporteur de l’article de M. Amieux souhaitant que je retire son nom de cet article, ce dernier a été modifié en ce sens le 23 juin 2014.

Réponse sur quelques points visant à clarifier le rôle politique du GIEC à partir d’un article rédigé par Guénaël Amieux, publié sur le blog de G… A… qui fait l’analyse critique de l’article climato-sceptique de Yovan Menkevick : « Pourquoi le GIEC veut-il que ce soit l’homme qui réchauffe le climat ? », publié le 15/04/2014 sur le site Reflets.info.

En aparté, je souhaiterais faire une précision à propos des satellites : Si le premier satellite météo a bien été lancé en 1960 comme l’affirme M. Amieux, il n’en reste pas moins que les premiers satellites permettant l’étude des températures de l’atmosphère (UAH et RSS) ont été lancés à compter de 1978. Preuve en est, il n’existe aucune donnée satellite des température globale de l’atmosphère avant… 1979.

Le GIEC, émanation de l’ONU

Le Bidule dans le Machin

Reflets « La majorité de la population française est quand même convaincue que c’est l’homme qui modifie le climat par ses rejets de gaz à effet de serre, et qu’on va le payer cher avec la montée des eaux, les cyclones, la sécheresse, la destruction des récoltes. On répète en France, par exemple, qu’il « faut faire quelque chose » : s’engager dans la réduction des émissions de Co2, et d’autres gaz qui réchauffent. Ce qui donne : faire de « l’écologie ». Isoler les maison. Développer les énergies propres et renouvelables. Sachant que 70 à 80% des habitations équipées de chauffage électrique tirent leur énergie sur des centrales électriques nucléaires qui n’émettent pas de gaz à effet de serre, on se demande parfois où est le rapport entre tous ces facteurs et causes. »

Guénaël Amieux Raisonnement erroné : l’auteur rapproche des effets au niveau planétaire (« la montée des eaux, les cyclones, la sécheresse, la destruction des récoltes » aux émissions françaises de gaz à effet de serre. Et comme l’électricité consommée en France est de 70 à 80 % d’origine nucléaire, cela lui permet de conclure qu’il est légitime de s’interroger sur « le rapport entre tous ces facteurs et causes ». Ce raisonnement ne tient pas.

Le raisonnement de M. Menkevick est parfaitement valide. Il pose simplement les limites des politiques énergétiques visant à réduire la production de CO2, à l’aide d’un exemple concret : une baisse de la consommation électrique ou sa production par le biais d’énergies renouvelables à l’aide d’investissements lourds, dans un contexte où cette énergie provient essentiellement du nucléaire en France, ne réduira ipso facto les rejets de CO2 qu’à la marge : il s’agit de « faire de l’écologie » dans le seul but de montrer que « l’on fait quelque chose pour sauver la planète ». Peu importe l’efficacité de l’action, c’est de la communication. Et de la politique.

Reflets « Ce préambule définissant le GIEC est très important, parce qu’il souligne sans nuances la vocation de l’organisme : « mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine » . Ce n’est donc pas un organisme qui étudie purement le climat, mais qui a décidé à sa création de savoir comment l’homme influence le climat. Cette mission de départ, très orientée ,… »

Guénaël Amieux Effectivement, tel est l’objectif du GIEC. Mais en quoi cette mission est-elle « orientée » ?

Il y a un indice dans ce passage « Ce n’est donc pas un organisme qui étudie purement le climat, mais qui a décidé à sa création de savoir comment l’homme influence le climat. »

La mission du GIEC s’appuie sur trois points considérés comme acquis, un dogme :

  • Il y a un réchauffement climatique anormal
  • Ce réchauffement climatique est directement lié à l’augmentation du  taux de CO2 dans l’atmosphère
  • Donc ce réchauffement climatique est d’origine humaine

La mission du GIEC n’est donc pas de s’interroger sur la responsabilité de l’homme, pas plus qu’une religion ne s’interroge sur la réalité de son/ses Dieu(x). Sa mission est de compiler les études s’appuyant sur ces trois points en ignorant toutes celles les invalidant. Et c’est là que le bât blesse : Quelles que soient ces conclusions, elles confirment forcément le dogme.

Reflets Le caractère uniquement politique du GIEC est bien stipulé : « Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents » . Mais il pratique des évaluations, et « ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue ».

Guénaël Amieux Cet argument ne tient pas la route. Ce passage ne prouve en rien que c’est « politique ». Le rôle du GIEC est de faire la synthèse des études. Tous les labos travaillent de leur côté et font remonter leurs résultats au GIEC ; celui-ci évalue les travaux et fait une synthèse. C’est une pratique courante dans la recherche. Le rôle du GIEC est précisément d’être impartial dans son analyse des travaux menés par les équipes de recherche à travers le monde.

Le GIEC évalue des risques sur la base d’une sélection d’études scientifiques validant le dogme pour lequel il a été créé. Si ce n’est pas de la politique, qu’est-ce donc ?

Guénaël Amieux Pour le coup, il y a là un vrai argument : il y a bien une intervention du politique dans le processus. Ce qui ne veut pas dire non plus que tout est politique. Les gouvernements ne peuvent pas écrire ce qu’ils veulent ; le rapport officiel est le fruit d’une négociation entre les chercheurs et les gouvernements.

À partir du moment où il y a négociation, peut-on encore parler de science ?

[…]Reflets {il existe de nombreux scientifiques climato-sceptiques} […] Guénaël Amieux La conclusion que j’en tire, c’est que l’auteur pense que les chercheurs climato-sceptiques sont tous des Snowden. Il ne peut pas, ne veut pas croire que la quasi-totalité des chercheurs puisse globalement converger vers la cause anthropique du réchauffement.

Et donc le tout petit pourcentage de chercheurs opposants sont de suite des « whistleblowers » qu’on aime tant chez les geeks (dont je suis), les hackers, les dev. Les Snowden du climat qui nous révèlent que la vérité est ailleurs.

Sauf qu’il ne suffit pas de s’auto-proclamer pour l’être. Il faut apporter des preuves, comme Snowden l’a fait.

Le problème posé par l’auteur est celui du caractère politique du GIEC qui tend à discréditer toute voix discordante. C’est ce que tente de démontrer M. Menkevick avec l’exemple de M. Lindzen, lequel a effectivement quitté le GIEC après y avoir contribué. Il y a effectivement d’autres scientifiques dans le même cas (Judith Curry par exemple), mais j’en ignore le nombre.

M. Amieux a raison : il faut apporter des preuves. Mais, sachant qu’on ne peut pas prouver quelque chose qui n’existe pas, la charge de la preuve échoit évidemment  à ceux qui affirment l’existence d’un réchauffement climatique anormal  directement corrélé au  taux de CO2 dans l’atmosphère, lequel est directement lié à l’activité humaine.

[…] Guénaël Amieux Plus grave, l’auteur fait – il me semble – un grave contresens. En effet globalement, les « puissants » s’opposent au GIEC : les puissances économiques et financières (géants de l’énergie, des industries polluantes et/ou émettrices de CO2, automobile, aéronautique, etc etc) ainsi que la majorité des États : protocole de Kyoto non ratifié et encore moins appliqué, accords sur des objectifs de limitation très limités et surtout sans dimension coercitive et de pénalités.

Le paradigme du réchauffement climatique a créé de nouveaux marchés sans porter ombrage aux anciens : une prouesse.

Certains de ces nouveaux marchés sont totalement artificiels et s’avèrent particulièrement bénéfiques aux puissances économiques et financières, comme les marchés du carbone (spéculer sur du vent, il fallait oser), d’ailleurs prévus dans le protocole de Kyoto. Un certain Albert Arnold Gore, co-lauréat du prix Nobel en 2007 pour « ses efforts afin de mettre en place et diffuser une meilleure compréhension du changement climatique causé par l’homme, et de jeter les bases des mesures nécessaires pour contrecarrer un tel changement » se lancera parallèlement à ses activités écologistes dans le négoce de certificats d’émissions de CO2 et des fonds d’investissements à long terme dans l’« économie durable ». Honni qui y verrait un conflit d’intérêt.

D’autres marchés consistent à acheter une image positive à moindre coût, ou simplement compenser ses émissions carbone. Rien que cette histoire de compensation carbone est une vaste escroquerie, mais c’est un business juteux et les banques y investissent massivement. Ces marchés peuvent consister à expulser des populations pauvres de leurs terres pour planter des arbres ou à acheter des forêts qui compenseront le pétrole consommé. Mieux : il existe le concept REDD, dit de « déforestation évitée » qui devrait permettre à l’Indonésie de spéculer sur ses forêts de palmiers à huile.

Les géants de l’énergie ou les industries polluantes bénéficient quant à eux d’investissements subventionnés par les contribuables ou les consommateurs, assortis de délocalisations à moindre coût qui permettront de polluer ailleurs en exploitant les populations des pays pauvres. C’est ainsi que les éoliennes et autres panneaux solaires, bien que non rentables et inutiles en terme de réduction du CO2 dans un pays qui produit l’essentiel de son électricité par le biais du nucléaire, se vendent très bien auprès de particuliers ou d’entreprises qui revendront leur production électrique à ErDF à un prix supérieur au tarif conventionné, ce qui devrait représenter une facture de 3,5 milliards d’euro à la charge des abonnés ErDF en 2014. (c’est l’objet de l’introduction de l’article de Reflets, « faire de l’écologie sans se préoccuper de l’efficacité » , argument réfuté dans la critique de M. Amieux. J’ai l’impression de tourner en rond).

Le tout est organisé par les États (membres de l’ONU et donc du GIEC) par le biais d’une fiscalité (verte évidemment) ou d’orientations politiques sous prétexte de « sauver la planète » : car vous voulez sauver la planète, n’est-ce pas ? Ce qui est drôle, c’est que la même rhétorique est utilisée pour surveiller les Internets (car vous êtes contre la pédophilie, n’est-ce pas ?) ou les populations (car vous êtes contre le terrorisme n’est-ce pas ?).

L’absence de coercition permet tous les abus, de laisser les pollueurs polluer tout en créant de nouveaux marchés, juteux car encadrés et subventionnés. Les classes dirigeantes gagnent à tous les coups, elles n’ont aucune raison de s’opposer réellement aux conclusions du GIEC, émanation de l’ONU qu’elles contrôlent.