Climat : juin 2014 le plus chaud jamais enregistré, devant 1998

Il aura suffit du rapport mensuel de la NOAA indiquant notemment que le mois de juin 2014 est le mois de juin le plus chaud jamais enregistré pour que la médiasphère inonde le Net de ses prévision d’Apocalypse climatique, par exemple sur Libération ou notre-planete.info.

On y apprend que ce record s’inscrit dans une tendance lourde de réchauffement climatique, que juin 2014 est le 38e mois de juin consécutif ayant une température moyenne supérieure à la moyenne du 20e siècle pour ce même mois ou que la dernière fois que la température d’un mois de juin a été inférieure à cette moyenne remonte à juin 1976. Bref : ce rapport confirme sans ambiguïté l’Apocalypse climatique.

À la lecture du rapport proprement dit, on peut lire que juin 2014 dépasse le précédent record de températures globales (atmosphère et océan) de 1998 de… 0,03°C. Qu’est-ce que cela signifie ?

Tout d’abord, il convient de comparer les mesures : un record, dans l’absolu, ne signifie rien tant qu’on ne la compare pas à la norme. Or, aucune mesure de juin n’a dépassé le record de 1998 pendant les 16 années qui ont suivi dans un contexte de réchauffement global sans précédent.

Mettre en exergue la seule mesure de juin 2014 dans une série invalidant la thèse du réchauffement climatique a un nom : il s’agit de cherry-picking (cueillette des cerises en françois). Une méthode bien connue des manipulateurs.

Incertitude

Ce qui est intéressant, c’est de constater que le record de juin 2014 est supérieur de 0,03°C au précédent record, avec une incertitude de ± 0,08 °C. C’est à dire qu’il s’agit peut-être d’un record, mais peut-être pas.

Réchauffement ?

Encore plus intéressant : selon les modèles climatiques, le réchauffement devrait être de 0,2°C par décénnie de telle manière que le record de juin 1998 devrait être non pas exceptionnel, mais dépassé chaque année depuis au moins 5 ans. Il n’en est rien, évidemment.

Et voilà une non-information supplémentaire à propos du supposé réchauffement climatique, montée en épingle par des journalistes toujours en quête de leur premier réfugié climatique. Une autre non-nouvelle qui fait plouf. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

 

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