Il ne faut pas emmerder ma moitié

Banale et triste histoire que celle-ci : Je circule à vélo en compagnie de ma femme. Moi devant, elle derrière comme il se doit. Un automobiliste stationné sur un contresens cyclable m’impose un passage sur la chaussée sur laquelle circule une voiture. Pour montrer mon mécontentement, je pousse le rétroviseur à la main. Il nous poursuit sur quelques centaines de mètres, finit par rattraper ma femme qui a le bon sens de s’arrêter et la bouscule violemment. Voici la suite.


Agression par zerozeroced Merci encore à la jeune femme qui est intervenue.

La moralité de l’histoire, c’est que si tu circules à vélo, tu as tort. Cherche pas : c’est toi qui grille les feux, c’est toi qui prend les sens interdits, et c’est toi qui raye les voitures. Alors bon, vu ton comportement, tu peux quand-même pas te plaindre de la présence de voitures stationnées sur les bandes cyclables, hein.

Heureusement, les caméras de surveillances ont permis euh !  ben rien, elles n’ont rien permis. L’absence policière a eu le même effet : pas de policier pour verbaliser les conducteurs qui stationnent n’importe où, pas de policiers pour empêcher les agressions. Valérie Debord (Adjointe au maire de Nancy) me faisait cette remarque dernièrement :

Ce avec quoi je suis en désaccord : la ville est pleinement responsable des aménagements qu’elle conçoit, lesquels favorisent le stationnement sauvage. Par ailleurs, si l’incivisme des automobilistes atteint des sommets avec une escalade de l’insulte et la violence, c’est à cause de l’impunité totale dont bénéficient ceux que j’appelle les gougnafiers. Ça ne fait jamais qu’une dizaine d’années que les cyclistes dénoncent à la fois les incivilités des automobilistes et l’incohérence des aménagements cyclables, notamment par le biais du Vélorution, et que la ville de Nancy fait la sourde oreille tout en publiant moult articles dithyrambiques à la gloire du réseau cyclable ou de sa politique de déplacements urbains. Aujourd’hui, la situation est intenable, le réseau cyclable est impraticable et la violence gagne de plus en plus les automobilistes inciviques qui s’estiment dans leur bon droit et avec lesquels il est devenu impossible de dialoguer.

Voici quelques photos prises le même jour, sur les quelques centaines de mètres de bandes cyclables empruntées :

Une réflexion au sujet de « Il ne faut pas emmerder ma moitié »

  1. Emmanuel DESVIGNE

    Solution: mettre fin à toute discussion, prendre des photos et appeler les flics. Causer fort dans le téléphone, et indiquer à l’agent de police que la personne, non contente d’être en infraction, se montre violente, et que bien que ne répondant pas à cette violence, tu ne peux préjuger de ce qu’il va se passer dans les prochaines minutes. Dicte bien le numéro de la plaque minéralogique. En général, ça calme…
    Après, je suis d’accord, il y a un sacré travail avec l’incivilité…

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