Archives mensuelles : septembre 2013

Du bon usage des voies de bus multimodales cyclables

Stanway (of life)

Pourquoi créer des pistes cyclables lors de la réfection totale de la voirie en vue de créer une ligne de bus en site propre, lorsqu’on peut faire cohabiter bus et cyclistes agréablement et en toute sécurité ? Le Grand Nancy a donc choisi cette solution qui comprend de nombreux avantages (c’est moins cher par exemple, et c’est aussi meilleur marché, et puis voilà) et quelques inconvénients que je me propose d’illustrer par le biais de petites vidéos.

Aujourd’hui : comment le cycliste doit-il aborder le dépassement du Stanway (of life) ?


Nancy : Du bon usage des voies de bus… par zerozeroced

5ème Rapport du GIEC : derniers ajustements

Le rapport du GIEC doit paraître la semaine prochaine. Ce rapport est censé apporter aux décideurs un éclairage sur la science climatique. Le Huffington Post Québec apporte un éclairage édifiant sur la sélection des thèmes abordés et la façon dont ils doivent paraître.

L’article en question pose le dilemme auquel font face les rédacteurs du rapport : comment aborder l’inexplicable pause du réchauffement climatique susceptible d’être mise en exergue par les sceptiques, alors même que l’ensemble du document se doit de réaffirmer la responsabilité humaine dans l’Apocalypse climatique de manière toujours plus appuyée ? Oui, parce que quand on voit la courbe ci-dessous représentant l’évolution des températures de 1997 à nos jours, il y a en effet de quoi se poser des questions sur la réalité du réchauffement climatique :

Relevés des températures moyennes du globe de 1997 à août 2013

Relevés des températures moyennes du globe de 1997 à août 2013

Mais au sein du GIEC, on ne se pose pas la question de la réalité du réchauffement climatique : il existe, c’est la base du Dogme. Donc, pour expliquer cette pause du réchauffement, il reste possible de faire référence à l’activité solaire, aux irruptions volcaniques ou à la chaleur cachée dans les océans, même si aucun modèle climatique n’a pu prévoir ces scénarios.

Et c’est là qu’intervient la politique au sein du fonctionnement du GIEC : alors que le résumé destiné aux décideurs est censé condenser la connaissance scientifique, le Huffington nous apprend que les décideurs allemands eux-mêmes ont demandé à ce que la référence au ralentissement soit retirée, que les décideurs américains ont demandé l’ajout de l’hypothèse principale selon laquelle ce ralentissement du réchauffement serait attribuable à un transfert plus important de chaleur vers le fond des océans, et que les décideurs belges ont fait valoir que le choix de 1998 comme année de départ était mauvais, puisqu’il s’agit d’une année exceptionnellement chaude.

Ce sont donc les personnes auxquelles est destiné ce rapport qui en imposent le contenu, allant à l’encontre même des données scientifiques. Si ces demandes de la part de représentants politiques sont confirmées et, pire, si le rapport du GIEC en tient compte, qui pourra encore affirmer sans rire que le « résumé à l’intention des décideurs » s’appuie sur la connaissance scientifique ? Sans même parler du légendaire « consensus »…

 

Polémique sur la fonte de la banquise arctique en 2013

Tout commence par un tweet d’Audrey Garric (journaliste au Monde) qui revient sur un article du journal britanique le Daily Mail, lequel, provocateur, titre « Et maintenant, c’est le refroidissement global ! » , dans un article mettant en exergue l’augmentation de la surface de la banquise en août 2013 par rapport à  août 2012 :

L’article du Monde vise à démonter les arguments développés par le Daily Mail, afin d’accréditer les thèses apocalyptiques plutôt que de reconnaître que oui, les modèles et leurs prédictions selon lesquelles il n’y aurait plus de banquise en été 2013 se sont une fois de plus lamentablement plantés.

Image satellite de l'extension de l'Arctique au 9septembre 2012 et 2013

Image satellite de l’extension de l’Arctique au 9 septembre 2012 et 2013. Source : The cryosphere today

L’accroche du Daily Mail met en avant une augmentation de 60% de la surface glacée en Arctique par rapport à 2012, ainsi que les prévision d’experts selon lesquelles l’Arctique serait libre de glace dès l’été 2013 :

Record return of Arctic ice cap as it grows by 60% in a year

  • Almost a million more square miles of ocean covered with ice than in 2012
  • BBC reported in 2007 global warming would leave Arctic ice-free in summer by 2013
  • Publication of UN climate change report suggesting global warming caused by humans pushed back to later this month

L’article du Monde, sans réfuter cette accroche qui se base sur des mesures réelles et vérifiables, articulera son argumentation sur la minimisation du phénomène :

En réalité, si la fonte de la glace de mer est moins forte que l’an dernier, elle reste majeure, et s’inscrit dans une tendance lourde qui s’accélère depuis une décennie.

Par ailleurs, Audrey Garric reproche au journaliste du Daily Mail de n’avoir pas attendu la fonte maximale habituellement située à la mi-septembre. Elle a raison. Mais ce que démontrent sans ambiguité les mesures, c’est que contrairement aux affirmations des apocalypsologues, l’extension des glaces reste très supérieure en 2013 par rapport à 2012 à la même date ; par ailleurs, même si l’extension des glaces reste faible cette année selon les dernière données disponibles (12 septembre 2013) à 4,8 millions de km², elle est tout de même en excédent de 1,6 millions de km² par rapport à l’an dernier. À tel point que selon le Monde la superficie minimale devrait être la sixième jamais enregistrée : loin de disparaître, la banquise a donc bel et bien vu donc sa surface augmenter. J’ajouterai que selon le fameux nouvel indicateur sorti du chapeau, le volume de la banquise Arctique a augmenté de 1400 km3 (soit 31%) entre août 2012 et août 2013. Il est également supérieur de 700 km3 à celui de 2011 (5100 km3)  et supérieur de 200 km3 à celui de 2010.

Or, depuis trente ans, la banquise recule, avec une accélération notable au cours de la dernière décennie – et deux records en 2007 et 2012 –

Progression de la banquise Arctique depuis 1979

Progression de la banquise Arctique depuis 1979. Source (mise à jour quotidiennement) : http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IMAGES/current.area.jpg

L’article du Monde insiste ensuite sur la tendance au recul de la banquise arctique depuis 1979. Si cette tendance est effective, il n’en reste pas moins qu’Audrey Garric passe sous silence le fait que, comme le rappelle les Daily Mail,  les spécialistes du climat prédisaient en 2007 sa disparition totale pour cet été. Cette disparition semble avoir été reportée à une date ultérieure : Selon le Monde, le cataclysme se produira entre 2016 et 2060 (au lieu de 2013 et 2080). La précision laisse pantois.

Enfin, Audrey Garric rapporte les propos de la climatologue Valérie Masson-Delmotte :

Ce n’est pas en regardant la différence entre deux années que l’on peut analyser les changements en cours

En fait, cette assertion est à confronter aux nombreux articles publiés à l’automne dernier à propos de la fonte exceptionelle de la banquise Arctique, par lesquels on apprenait que cette dernière était une preuve irréfutable du réchauffement climatique. Or la fonte de 2012, pour exceptionnelle qu’elle soit, s’explique par l’activité d’un cyclone qui a brisé les glaces du 4 au 10 août. Cette fonte est donc plus liée à un phénomène météorologique que climatique. La NASA l’explique très bien dans un communiqué : mettre en exergue l’argument de la fonte de 2012 tient donc plus de la mauvaise foi que de la preuve scientifique du réchauffement climatique.

Alors, finalement, est-ce en regardant la différence entre deux années que l’on peut analyser les changements en cours, ou pas ?

Une fois encore, l’article du Monde prouve que tout et son contraire accrédite la thèse du réchauffement climatique et que les arguments ne fonctionnent que dans un seul sens, confirmant une fois encore que la situation est très grave. Qui en doutait ?

Réchauffement climatique : chouette ! un nouvel indicateur

Extension des glaces Arctique au 12 septembre 2013

L’ancien indicateur, utilisé depuis 1979 : Extension des glaces Arctique au 12 septembre 2013. Non seulement contre toute attente il reste des glaces, mais elles ont l’outrecuidance d’être plus étendues que l’an dernier.

Alors que la reconstitution rassurante de la banquise arctique fait le tour des internets, alors que les températures du globe n’augmentent plus depuis 17 ans, alors que les climastrologues s’échinent à expliquer ces phénomènes de façon à les faire coller aux modèles climatiques qui s’écartent chaque jour un peu plus des mesures, les « scientifiques du climat » publient « une étude » (ou ici) selon laquelle le volume des glaces au plus fort de l’hiver 2012-2013 n’a jamais été aussi faible depuis le début des mesures. Ce qui est, vous en conviendrez, une information alarmante confirmant une fois de plus l’apocalypse climatique.

Il se trouve également, heureux hasard, que le volume des glaces en Arctique est un indicateur inédit. Et pour cause, les mesures n’ont débuté qu’en 2010. Peut-être un esprit chagrin, un rien négationiste (sisi, c’est comme ça qu’on appelle les gens qui osent remettre en cause la Doxa Climatique), peut-il estimer que le recul est vaguement insuffisant pour tirer quelque conclusion que ce soit sur les mesures de ce nouveau thermomètre qui arrive pile poil au moment où le thermomètre historique tend à rassurer sur l’état du malade

Nancy, Ma rentrée de cycliste 2013

Finies les vacances et la circulation sécurisée sur les espaces cyclables de Nancy. Avec la rentrée, ce sont les comportements habituels qui sont de retour. Les aménagements de l’été n’ont rien amélioré, au contraire : L’avenue de Strasbourg a vu ses voies modifiées pour accueillir la ligne 2 de bus. Avant ces modifications, deux voies étaient empruntées par les voitures, bus et vélos. Après ces modifications, la voie de droite devient multimodale et est empruntée par les bus bien sûr, mais aussi les cyclistes et… Les voitures en cours de stationnement ou qui tournent dans une rue transverse. Il en résulte paradoxalement une moindre visibilité des cyclistes qui en font les frais.

Ma rentrée cycliste 2013 à Nancy par zerozeroced

Résultat du jour : seulement 3 voitures stationnées sur les bandes cyclables, mais 3 refus de priorité.

Toujours vivant…

Le réchaufroidissement des océans explique la pause du réchauffement climatique

L’idée selon laquelle il existe une pause dans le réchauffement climatique semble commencer à poindre dans les grands journaux français : Voici encore quelques semaines, les études publiées par nos médias nationaux confirmaient les unes après les autres l’accélération de l’apocalypse climatique, et en douter publiquement vous valait alors le qualificatif de « négationiste » (je pense que c’est encore le cas, mais ça évolue).

Même si cette pause du réchauffement climatique va à l’encontre des projections apocalyptiques, elle ne les invalide cependant pas et la situation reste de toute façon très préoccupante (c’est l’une des caractéristiques essentielles de la climastrologie : tout et son contraire va dans le sens d’une gravité toujours plus importante de la situation, c’est la raison pour laquelle les apocalypsologues de tous poils s’appuient aujourd’hui sur la climastrologie plutôt que sur le retour du Messie) : si ça se trouve, c’est l’homme qui est responsable de la stabilité du climat !

Relevés des températures moyennes du globe de 1997 à août 2013

Relevés des températures moyennes du globe de 1997 à août 2013 Source : WoodforTrees.org

Si les observations ne démontrent pas le réchauffement climatique, alors elles sont erronées

Ceci étant posé, il faut maintenant expliquer les raisons de cette pause du réchauffement sans remettre en cause la Doxa officielle : ce n’est pas parce que la planète ne se réchauffe plus qu’elle ne se réchauffe plus. Et surtout, ce n’est pas parce qu’elle ne se réchauffe plus que l’homme n’y est pour rien. L’imagination n’a donc plus de limites pour expliquer l’anormalité de cette normalité apparente : de la chaleur qui s’enfouit subrepticement sous les profondeurs insondables des océans à l’Antarctique qui fond avec fourberie par en-dessous et qui donc se réchauffe malgré des apparences trompeuses, tout est possible.

Une nouvelle étude parue dans Nature et médiatisée par Le Monde et 20 minutes (et une multitude d’autres médias) dévoile une nouvelle théorie sur les raisons de la pause du réchauffement climatique, complétant avec brio les autres théories : c’est l’océan Pacifique en zone tropicale est et centrale qui est devenu plus froid et a ainsi entraîné une stagnation trompeuse de la température de l’atmosphère. C’est du moins le résumé qu’en font le Monde et les autres journaux français sur la base d’une dépêche AFP. Non contente de contredire l’air de rien la thèse relayée depuis des années selon laquelle les océans se réchauffent plus vite que prévu en accumulant la chaleur atmosphérique, cette étude pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Par exemple, pourquoi (et comment) l’océan Pacifique s’est-il refroidi ? Où est passée sa chaleur ? Comment de multiples études peuvent-elles imputer la disparition des coraux aux Kiribati, en Polynésie, etc. au réchauffement climatique, si ce dernier n’a eu aucun impact dans cette zone ? qu’est devenue la chaleur atmosphérique perdue si elle n’a pas été transmise aux océans ?

Toujours est-il que la pause du réchauffement climatique (due à l’activité humaine) qui s’accélère à cause du réchaufroidissement des océans reste préoccupante en ce qu’elle ne remet pas en cause le changement toujours plus rapide de la stabilité du climat. Une étude qui vient de paraître conclut à ce propos qu’à l’instar des mollusques et autres poissons qui migrent vers le nord sans aucune autre raison que la stabilité climatique, les nuisibles à qui on ne la fait pas, mettent en danger la sécurité alimentaire en se déplaçant eux aussi vers le nord (plus vite que prévu, selon l’expression consacrée) pour une raison climatique certaine bien qu’indéterminée à ce jour.

Bref, l’activité humaine provoque un réchauffement climatique caractérisé par une stabilité remarquable des températures depuis près de 20 ans, et ça produit tout un tas de conséquences catastrophiques sur tout un tas de choses. Le pire étant à venir.

En tout cas, c’est très grave. Suite au prochain épisode.