Archives mensuelles : juin 2013

22 juin 2013 : Vélorution nancéienne

Les nouveaux aménagements de la ligne 2 de Nancy, dont je vous ai déjà parlé, a donné une occasion supplémentaire aux cyclistes nancéiens de revendiquer l’espace promis : l’amènagement de l’avenue de Strasbourg ne donne pas satisfaction.

Rendez-vous était donné place Thiers, face à la gare, ce samedi 22 juin sur le coup de 11h du matin. Bien que motivés, nous ne fûmes pas très nombreux à répondre à l’invitation du collectif du Vélorution : email tardif, horaire peu habituel y sont peut-être pour quelque chose. Au programme, le mécontentement des nouveaux aménagements cyclistes le long de la ligne 2 des transports en commun de Nancy, un rendez-vous avec le maire de Laneuveville dont la commune a réduit les aménagements cyclables à la portion congrue, pique-nique au parc de Montaigu, et accompagnement des cyclistes se rendant à vélo à la Vélorution nationale à Marseille.

Comme d’habitude, le cortège s’est ébranlé dans un joyeux vacarme, mélange de bruits de sonnettes mais aussi des musiciens du vélo à six places. Comme d’habitude, nous avons pu constater que si l’automobiliste considère l’espace cyclable comme un espace à partager, il considère la chaussée comme son territoire inaliénable. Et comme d’habitude, nous avons eu affaire à deux specimens prêts à rouler sur du cycliste pour avancer plus vite. Fort heureusement, pas de dégâts et une ambiance festive ont vite faitoublier ces incidents.

Je n’ai malheureusement pu assister qu’à la première partie, dont je vous présente la vidéo :


22 Juin 2013 : Vélorution Nancy par zerozeroced

Afin d’illustrer l’espace potentiel séparant un cycliste d’un bus sur la voir cyclable/de bus de l’avenue de Strasbourg, voici une petite photo (désolé pour la qualité) :

bus sur la voie de bus de l'avenue de Strasbourg (Nancy)

bus sur la voie de bus de l’avenue de Strasbourg (Nancy)

Al Gore : « La banquise pourrait entièrement disparaître d’ici cinq ans »

C’est un article du Point qui nous informe que le détenteur du Prix Nobel de la Paix 2007 tire la sonnette d’alarme : « La crise  climatique est nettement plus grave et rapide que ne l’ont montré les projections les plus inquiétantes du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) » . De fait, « certaines projections montrent désormais que la banquise pourrait entièrement disparaître au pôle Nord, d’ici cinq ans. »

Par ailleurs, les scientifiques de la goélette Tara précisent que les glaces ont fondu 3 fois plus vite que prévu tout en observant « une nette diminution de l’épaisseur de la banquise » : Or, comme l’expliquait Al Gore dans le film de David Guggenheim Une vérité qui dérange , moins l’océan est recouvert de glace, moins il réfléchit la chaleur, plus il se réchauffe, plus les glaces fondent, moins l’océan est recouvert de glace… Un cercle vicieux.

L’article date de janvier 2008. Voilà l’état de la banquise Arctique aujourd’hui :

Sea_Ice_Extent_L_june_2013

Il reste encre un peu de banquise – cliquez sur l’image pour l’agrandir

La question que l’on peut se poser, c’est pourquoi croire les vendeurs d’apocalypse aujourd’hui, lorsqu’on voit leurs affabulations d’hier ?

Sécurité routière : premier bilan des radars embarqués

Le Point publie un article sur l’avenir des politiques de sécurité routière. 4 mois après la mise en place des radars embarqués (dits mobiles-mobiles), c’est l’heure des premiers bilans de ce dispositif. Selon Frédéric Péchenard, délégué interministériel à la Sécurité routière, « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur une zone de 8 km autour d’un tel radar, l’accidentalité baisse en moyenne de 63 % » .

Voici donc le retour de la vengeance de l’effet magique du radar : voici un dispositif décrit comme mobile et indétectable, utilisés depuis 4 mois seulement et qui montre une efficacité redoutable dans un rayon de 8 km. L’histoire ne dit pas si, en plus, le radar mobile-mobile  fait revenir l’être aimé, garantit richesse et santé ou intensifie la repousse des cheveux.

Le réchauffement climatique responsable des noyades d’enfants

Lu dans un article de l’Expression : « Avant, on ne faisait état que des décès par noyade en mer. Mais la réception de nouveaux barrages et le réchauffement climatique ont changé subitement la donne. Pour se baigner, les enfants de l’intérieur du pays n’hésitent pas à mettre leur vie en danger, en jetant leur dévolu sur les barrages ou les retenues collinaires. »

Réchauffement: la glace de l’Antarctique fond par en dessous

Si vous avez lu le billet précédent, je vous recommande chaudement la lecture de cet article de Slate qui nous apprend que oui mais non, si la calotte Antarctique semble se porter très bien (même si elle fond 10 fois plus vite que prévu, ce n’est pas contradictoire en climastrologie), c’est parce que, je vous le donne dans le mille, la glace fond par en dessous, la fourbe.

Pour les anglophones, ayez la curiosité de lire le résumé de l’étude… Décidément, l’Antarctique pose de gros problèmes aux climastrologues…

Éducation Nationale : Salaire : Pas de printemps en 2014

Je suis tombé un peu par hasard sur cet article relatant les dérives du pouvoir d’achat des enseignants. Si je comprends leurs revendications, si je suis globalement d’accord avec le constat, je me dis qu’à un moment, il faut aussi arrêter cette victimisation à outrance dans laquelle se fourvoient facilement les représentants de corporations, aussi respectables soient-elles.

Lorsque je lis « les salaires des enseignants , à catégorie égale, sont inférieurs à ceux des autres fonctionnaires » , je ne puis qu’approuver, et même regretter que le professorat ne soit pas mieux rémunéré. Mais lorsque je lis « quand le gouvernement gèle le point Fonction publique il bloque le salaire des seuls enseignants. Dans les autres ministères le jeu des primes vient modérer la rigueur… » , là, je dis qu’il vaudrait mieux se renseigner : si les primes n’augmentent pas plus que le point d’indice, le salaire global n’augmente pas non plus… Je suis personnellement soumis à ce régime de primes, et la « modération de rigueur » dont parle l’auteur de l’article se monte très exactement à 4,48 € par mois de plus en 2013 par rapport à 2010. Peut-on sérieusement parler de « modération de rigueur » ?

Mais là où l’argumentaire confine à l’indécence, c’est lorsque François Jarraud argumente ainsi : « Même si « on ne devient pas enseignant pour devenir riche » , choisir délibérément ce métier devient chaque année davantage un choix irrationnel qui ne peut se justifier que pour un revenu d ‘appoint. » Non mais allo quoi ?

Réchauffement climatique, situation en Antarctique

La situation des glaces de l’Antarctique préoccupe les vendeurs d’apocalypse climastrologues. Loin de se conformer aux modèles du climat, elles montrent une tendance à se renforcer saison après saison. Ce n’est pas normal, et la situation ne peut pas durer.

current.anom.south-juin-2013

Source : http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IMAGES/current.anom.south.jpg

En effet, cette situation plutôt rassurante fait un peu tache dans un contexte d’apocalypse due à un réchauffement climatique anthropique global qui mène la Nature, la Terre et l’Humanité à leur perte à brève échéance. Et c’est là qu’interviennent les médias, chargés de rétablir la Vérité Peur auprès du bon peuple.

La fonte des glaces en Antarctique dix fois plus rapide que prévue

Le Huffington post publie donc cet article au titre évocateur. La sémantique apocalyptique « plus rapide que prévue » est ici accompagnée de « dix fois plus« . De quoi glacer d’effroi le pire des sceptiques : la situation est non seulement encore pire qu’on ne pensait (comme d’habitude), mais pas que d’un peu. La suite de l’article nous confirme l’information, des chercheurs ayant foré à 364 mètres de profondeur sur l’île de James Ross dans le nord de la calotte antarctique. Leur conclusion est sans appel : les glaces y fondent à un rythme jamais vu.

Mais au fait, c’est quoi, l’île de James Ross ?

280px-Antarctica_ile_james_ross

Source : Wikipedia

Il s’agit d’une île de 60 km de long située à 1000 km au sud du Chili et à 1400 km du pôle sud, en périphérie du continent Antarctique. L’étude porte donc sur ce confetti aux confins d’une péninsule éloignée de la calotte de glace.

Alors même que le bilan de la glaciation de l’ensemble du continent Antarctique est très largement positif (la calotte Antarctique ne fond pas, les températures n’y excèdent jamais les -20°C), le Huffington Post détourne de manière honteuse les conclusions d’un article scientifique pour soutenir la thèse de la Doxa selon laquelle l’Apocalypse climatique d’origine humaine est encore une fois confirmée.

Note : La carte Antarctique est issue des travaux de Alexrk2 sur la base de :

Data from http://nsidc.org/data/moa/ – Haran, T., J. Bohlander, T. Scambos, and M. Fahnestock compilers. 2005. MODIS Mosaic of Antarctica image map. National Snow and Ice Data Center, digital media.

Metadata for Antarctica’s Coastline and Ice Sheet Grounding Line Files: http://nsidc.org/data/docs/agdc/nsidc0280_scambos/

ETOPO1 Ice Surface: Amante, C. and B. W. Eakins, ETOPO1 1 Arc-Minute Global Relief Model: Procedures, Data Sources and Analysis. NOAA Technical Memorandum NESDIS NGDC-24, 19 pp, March 2009.

 

Nancy, ligne 2 et piste cyclable avenue de Strasbourg

piste-cyclable-avenue-de-Strasbourg-Nancy-1-20130618

La nouvelle « piste » cyclable avenue de Strasbourg

Le tracé de la ligne 2 de tram bus en site propre nancéien commence à prendre forme. L’avenue de Strasbourg reçoit donc un enrobé tout neuf, les voies sont tracées. Promesse était faite de privilégier les modes de transport dits « doux »1 en évitant de réitérer les erreurs de la ligne 1. Bon, je mets tout de suite fin à un insoutenable suspense,  c’est globalement raté.

Le gros des travaux a donc consisté à supprimer l’une des deux voies de circulation dans chaque sens, et à la remplacer par une voie de bus. Et c’est tout.

Les cyclistes devront donc partager la voie avec les bus (ce n’est pas vraiment une surprise, mais bon). L’expérience, rue Saint-Dizier notamment, démontre que la cohabitation ne se passe pas forcément très bien, et que ce n’est jamais à l’avantage du cycliste. Il aurait suffit de tracer le trottoir, puis la bande cyclable, puis la voie de bus puis la voie de circulation et enfin un stationnement central en épis par exemple pour séparer, assainir et sécuriser définitivement l’espace dédié aux modes de transports dits « doux ». Mais non, pas à Nancy : on préfère créer des trottoirs disproportionnés où le piéton se fait plutôt rare, plutôt que de dédier 1 mètre séparé de la chaussée au seul usage des cyclistes. On préfère faire cohabiter les cyclistes avec des engins de 20 tonnes roulant à 50 km/h plutôt qu’avec des piétons : il faut croire que le bus a un contact plus doux pour le cycliste que ce dernier pour le piéton, allez savoir.

Par ailleurs, la photo suivante montre la place potentielle laissée à un cycliste lorsqu’il se fait dépasser par un bus :

piste-cyclable-avenue-de-Strasbourg-Nancy-2-20130618

Le bus devrait occuper l’espace délimité par les zébras jaune Un cycliste devrait logiquement bénéficier, au mieux de l’équivalent de l’espace laissé entre la délimitation de la voie de bus et le zébra. Autant dire, pas grand chose.

Imaginez que vous vous fassiez dépasser par un bus dont la largeur ne permet pas de vous laisser l’espace réglementaire d’1 mètre, hors rétroviseur. Évidemment, la vraie bonne idée est d’avoir laissé le stationnement le long du trottoir, générant ainsi des manoeuvres de la part des automobilistes sur la voie de bus, mais également l’accessibilité et donc le stationnement sauvage sur cette dernière.. D’ailleurs, ça a déjà commencé :

piste-cyclable-avenue-de-Strasbourg-Nancy-3-20130618

Voiture stationnée sur la voie de bus

Encore un beau n’importe quoi et des promesses non respectées : les cyclistes servent toujours de faire-valoir, la ville va encore s’enorgueillir de son réseau cyclable qui reste impraticable au quotidien. Dégoûté.

1 Expression imbécile signifiant « sans moteur ». Imbécile, parce que si tu te prends mon quintal lancé à 30 km/h en pleine face, on rediscutera de la notion de « doux ».

Réponse à L’extraterrestre de Roswell nie le réchauffement climatique…

M. Pierre Barthélémy refusant de publier à la suite de son article  » L’extraterrestre de Roswell nie le réchauffement climatique  » ma réponse qui n’est ni insultante, ne pratique aucunement l’injure et la diffamation envers des tiers nommés, ne fait l’apologie du racisme ou appelle au meurtre, etc. ou ne redirige vers un site qui pratique ouvertement et de manière plus ou moins professionnelle, le négationnisme scientifique ,et qui devrait donc être publiable selon ses propres critères, je la publie ici-même. J’en profite pour l’étoffer un peu.

Ma réponse

Je ne débattrai pas sur le caractère scientifique de l’article de M. Barthélémy, je n’ai pas de compétences scientifiques particulières, et mon opinion quant au réchauffement climatique n’a aucune espèce d’intérêt dans le cadre de cet article.

Le dénigrement des opposants aux thèses du GIEC par l’emploi de qualificatifs insultants comme « négationnistes« , « complotistes« , « marchands de doute » et autres noms d’oiseaux qui émaillent l’article de M. Barthélémy et beaucoup d’autres sur le sujet, n’a pas pour effet de contredire les opposants à la Doxa de manière factuelle, posée et objective, mais aurait plutôt tendance à discréditer les personnes qui l’emploient.

Cependant, et c’est cela qui me fait réagir, une étude « scientifique » (sérieusement, le protocole résumé dans l’article de M. Barthélémy est à se pisser dessus de rire (1)) portant sur 1000 volontaires dont on ne sait rien d’autre que ce qu’ils ont bien voulu déclarer à l’aide d’un formulaire en ligne (et attention aux tricheurs, hein, on ne la fait pas aux chercheurs sérieux : une IP par personne et on retire tout ce qui a moins de 10 ans ou plus de 90, on sera intransigeant), recrutés sur 3 blogs sélectionnés à cet effet et mettant en exergue les traits réels ou supposés, négatifs, psychotiques ou ridicules de ses contradicteurs, permettant de réaffirmer le consensus climatique en concluant que ces derniers sont des sortes de cinglés, vous ne trouvez pas ça un peu too much ? La ficelle n’est-elle pas un tout petit peu grossière ?

Et la science dans tout ça ? Juste un faire-valoir qui permet d’accréditer le raisonnement circulaire que l’on vient de mettre en place. Ces méthodes, souvent utilisées à des fins politiques et toujours sous le couvert de la science, ont permis de dénigrer, de soumettre ou de massacrer des populations entières. J’y vois là une dérive dangereuse vers laquelle le GIEC et ses adeptes glissent doucement.

Pour toutes ces raisons, l’argumentation développée dans l’article de M. Barthélémy n’a, à mes yeux, aucune valeur d’ordre informatif quant à l’existence ou non du réchauffement climatique ou sur l’état de la science climatique, mais a le mérite de mettre en évidence les méthodes employées pour faire taire ses contradicteurs au nom d’un consensus qui ne peut avoir aucune existence scientifique. Pathétique.

Cédric AMEY.

Notes :

(1) Citation : « Ils ont fait publier un questionnaire approfondi sur huit blogs traitant du climat. Il faut noter au passage que les cinq blogs climatosceptiques auxquels ils ont proposé leur sondage ont tous refusé de collaborer… Au total, 1 145 questionnaires complétés en intégralité ont été retenus (un seul par adresse IP) et les résultats sont assez éloquents.«